Fibromyalgie

Remarque préalable : on retrouve beaucoup de points communs entre la fibromyalgie  et le syndrome de fatigue chronique.

Deuxième remarque : Si l’adolescent blessé dont je parle ailleurs vivait aujourd’hui avec les mêmes douleurs, il serait certainement étiqueté fibromyalgique !!!!!!!

La fibromyalgie, ou syndrome polyalgique idiopathique diffus (mal partout), après avoir été considérée comme un syndrome, est -désormais- considérée comme une maladie qui se caractérise par un état douloureux musculaire chronique (myalgies diffuses) étendu ou localisé à des régions du corps diverses, qui se manifeste notamment par l’apparition d’une douleur à la suite d’une stimulation normalement indolore et une asthénie (fatigue) persistante.
La fibromyalgie est considérée parfois comme un diagnostic controversé, certains auteurs affirmant qu’il s’agit d’un « non-diagnostic », dans la mesure où on sélectionne souvent la fibromyalgie en ayant exclu toutes les autres maladies rhumatismales courantes. Beaucoup de rhumatologues rechignent à considérer ces douleurs diffuses comme une maladie.
En effet, il n’existe pas encore de test courant, spécifique et fiable à 100 % pour la validation de la fibromyalgie. La difficulté vient essentiellement du fait que des personnes atteintes peuvent voir l’ensemble de leurs analyses en laboratoire revenir normales, et que beaucoup des symptômes se retrouvent dans d’autres maladies (rhumatisme articulaire, ostéoporose, …). Dans la plupart des cas, le diagnostic positif est donc un diagnostic d’élimination, prenant en cause l’ensemble des autres possibilités (diagnostics différentiels), les symptômes, ainsi que le profil du patient.
Cette maladie se manifeste habituellement au début ou au milieu de l’âge adulte, mais peut se présenter durant l’enfance. Elle entraîne une importante incapacité liée au travail chez 10 % à 30 % des personnes touchées.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fibromyalgie à lire si le cœur vous en dit. Causes, symptômes associés, traitements… On retrouve toujours un peu la même chose dans d’autres sites.
Les professionnels connaissent le schéma de localisation de douleurs intenses et s’en servent pour poser le diagnostic :
Critères du Collège américain de rhumatologie
Les critères de classification les plus couramment acceptés ont été élaborés en 1990 par le Collège américain de rhumatologie, souvent surnommés critères « ACR 1990 ». Ils définissent la fibromyalgie suivant la présence des points suivants :
un historique de douleur répandue sur tout le corps, depuis plus de 3 mois, et affectant l’ensemble des quatre quadrants du corps (les deux côtés, et au-dessus et en dessous de la ceinture) ;
des points douloureux, au nombre de 18 (bien que le patient puisse avoir mal à d’autres endroits du corps). Durant le diagnostic, le médecin doit exercer une force de 39 newtons sur ces points. Le patient doit ressentir une douleur vive sur au moins 11 de ces points pour que la fibromyalgie puisse être confirmée. Il faut noter que la localisation et le nombre des points douloureux peuvent varier selon les périodes, les circonstances…
MAIS je vous invite à explorer avec moi une piste dont personne ne parle, mais qui est le fruit de mes connaissances en orthopédie générale et de la prise en charge de patients diagnostiqués « fibromyalgiques ».

Prenons quelques exemples non exhaustifs :
Si un patient souffre d’un « trouble » (articulaire, ligamentaire, discal…) CERVICAL en un ou plusieurs endroits, il peut décrire ses douleurs de la façon suivante :Si un patient souffre d’un « trouble » LOMBAIRE, il peut décrire ses douleurs ainsi :
Si un patient souffre d’un « trouble » de l’Épaule, il peut décrire ses douleurs ainsi :
Si un patient souffre d’un « trouble » du COUDE (épicondylite + fréquente), il peut décrire ses douleurs ainsi :
Beaucoup de douleurs projetées existent : ci-dessous « Syndrome de Maigne » (D12-L1) à titre d’exemple
Et beaucoup d’autres encore qui  associées à des contractures musculaires(qu’on appelle « référées ») qui sont encore chauffées ou massées  INUTILEMENT…
Car, par exemple, un patient souffrant d’un « trouble » CERVICAL décrira des « nœuds », des contractures dans les trapèzes, cependant ces muscles ne présentent aucune pathologie. Ils ne nécessitent donc aucun massage ou autre forme de traitement. Par contre ces muscles peuvent être massés par n’importe qui par plaisir (détente, stress…)
Fibromyalgie et douleurs projetées… Je vous laisse la conclusion en faisant le petit travail mental suivant :
Superposez les douleurs projetées de chaque exemple précédent et demandez-vous comment un patient décrira ses douleurs s’il présente « seulement » CINQ pathologies.
J’ai coutume de dire que les « fiibromyalgiques » sont des patients « abandonnés ».
Il faudrait, pour eux, prendre beaucoup de temps pour : les écouter, chercher avec eux les différentes origines de leurs douleurs, les traiter systématiquement en partant des troubles les plus importants avec  confiance et en collaboration avec des médecins qui ont la patience d’aborder cette problématique tellement invalidante.
Selon l’étude de la Work Fondation en 2009, « la grande majorité de patients souffrant de troubles musculo-squelettiques ne reçoivent aucun diagnostic précis ».
Rien n’a changé en 2012. VOIR ICI

Témoignage :Capture d’écran 2013-07-13 à 11.30.15Claire COLETTE est née en 1953 à Namur (Belgique). Elle arrête ses études secondaires après avoir connu l’échec scolaire et la révolte familiale.
Après un détour dans la marginalité, elle entreprendra les études d’assistante sociale, une licence en sociologie et travaillera tant dans le secteur social qu’en entreprise commerciale.
A 47 ans, elle étudie la réalisation documentaire à l’IAD et co-réalise quelques courts métrages sur des thématiques pédagogiques.
En 2006, à 53 ans, après un bilan de vie douloureux et souffrant de fibromyalgie, elle part à pied de son domicile jusque Compostelle durant trois mois. Elle y vit une véritable renaissance du corps, du cœur et de l’âme.
Au retour, tout a changé en elle ; elle « reçoit » une deuxième vie, comme elle aime à dire. Une deuxième vie pour être plus ajustée avec elle-même et dans ses projets avec les autres et la société. Elle va reprendre son métier d’assistante sociale dans l’accompagnement de personnes atteintes de déficience mentale.
Chaque année, elle repart à pied sur les chemins, qu’ils soient de Compostelle ou d’ailleurs, seule ou avec des amis.
En 2012, elle pose les premiers pas dans la création d’une association qui se proposera d’accompagner des jeunes en difficulté à expérimenter la marche au long cours comme moyen de guérison et d’éveil.
En 2013, elle accompagne un groupe d’adolescents atteints de déficience mentale modérée sur le chemin du Puy-en-Velay durant douze jours. Elle reviendra avec un projet de documentaire.
Claire COLETTE est mère de deux enfants et grand-mère de deux petites-filles.

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49 commentaires sur “Fibromyalgie

  1. Que pensez-vous des douleurs étiquettées « douleurs myo-fasciales entrainant des douleurs neuropathiques « .? Muscles souffrant d’un manque d’oxygène, bio-chimie des muscles perturbée…Les douleurs étant situées dans le cou et dans une zone limitée aux dorsales droites ( omoplate, entre l’omoplate droite et la colonne ) et « brûlures » dans la colonne irradiant jusque dans l’arrière de la tête « . Douleurs traitées au Skenan puis Laroxil, relaxation, massages et TENS. Peut-il s’agir d’un problème relevant uniquement des cervicales ( hernie discale invisible à l’IRM? autre..), je me pose la question à la lecture de vos commentaires. Merci d’une éventuelle réponse, je me sens comme tant d’autre abandonnée par la médecine.
    Bénédicte MAZIERE

    • Bonjour,
      Malheureusement, ces hypothèses de « douleurs myo-fasciales entraînant des douleurs neuropathiques » trahissent la difficulté du corps médical (médecin, kinés) à accéder à la notion de contractures-douleurs projetées.
      Je vous conseille de lire attentivement « cervicalgies ».
      Cordialement

      Yves

  2. Meny dit :

    C’est super.mais si on souffre pas des genoux ..arthrose garde III et epanchement syndicale a 52ans..pour moi l’exercice physique difficile!

  3. Marie dit :

    Re Bonsoir Yves,
    Toujours aucune explication sur nos symptômes de « fibromyalgie » et des millions de gens en souffrance. Je désespère.

    • Meny dit :

      Bonsoir.jai vu un specialiste maladie auto-immune.pour lui cest certain que cest lie a un choc psychsomatique…il ne croit pas aux sept vaccins HepB que j’ai eu en 25ans carrière paramédicale.le premier vaccin en 1984.il ne croit pas non plus a la myofascite a macrophage.donc pas aux adjuvants d’aluminium. .

      • Pascale dit :

        bonsoir Meny,
        comme vous vaccin ,anti hépatite B (aide -soignante )pleine forme avant la vaccination et je faisais énormément de choses ! Un an après rappel >> 2 mois après douleurs partout qui n’ont fait que s’aggraver ! Diagnostiquée en 89 et 90 par 2 professeurs différents / fibromyalgie !
        Plus capable de travailler et depuis 30 ans c’est l’enfer !!! Et incapable de faire même mon ménage !!
        Qu’on ne nous dise pas qu’il n’y a pas de rapport ! De plus , Hévac B a été retiré du marché 1 an après mes injections !!! (rappel ENGERIX)
        Aujourd’hui , je n’accepte PLUS AUCUNE vaccination , à part anti tétanos !
        Bon courage à vous ….Il en faut énormément , car c’est pire qu’un cancer qu’on ne peut soigner !
        Cordialement
        Pascale

  4. Georget dit :

    Bonjour
    Moi j’ai des douleurs permanentes tout le côté gauche de la tête au pied.
    De impatience dans les jambes le soir au coucher et qui m’empêche de dormir

    Les douleurs à l’omoplate de gênent dans la respiration et qui se propagent au dessus de la poitrine.
    J’ai subit 12 operations du poignet droit .
    Mon médecin me dit que c’est nerveux !!!!
    Quand pensez vous
    Cordialement

    • Meny dit :

      Bonsoir.pour l’impatience ou jambes sans repos.. mon neurologue qd j’étais pour des EMG .à eu pitié et a proposé à mon dr de me donner de pregabaline ou plus fort de la gabapentine. Depuis soulagee la nuit selon la dose..on a jamais finis …

  5. Marie dit :

    Les douleurs projetées ET une dépression. Le mal être engendre des douleurs et inversement. Je suis bien placée pour le savoir. D’ailleurs mes amis(es) « fibromyalgiques » réels ou virtuels sont à 95% des personnes qui ont mal vécu « un  » ou « des » événement(s) pénible(s): divorce, mésentente avec leur conjoint(e), perte d’un proche, accouchement difficile etc .. Les fibromyalgiques, pour moi, devraient être pris en charge en tenant compte du vécu de chacun. Pour une fois, je suis d’accord avec cet article, mes amis(es) aussi. Là ou je vous rejoins, c’est que dans cette prise en charge globale, impasse totale sur les douleurs projetées !!

    Au plaisir,
    Marie.

    • orthopedie dit :

      Une fois de plus, nulle trace de la piste des « douleurs projetées ». C’est désolant.

      Dr. J.H. Cyriax
      Père de la médecine orthopédique

      Le Docteur J. H. Cyriax
      fut le premier à entreprendre de manière systématique et approfondie l’étude des affections des tissus mous de l’appareil locomoteur.
      Débutant comme chirurgien orthopédique au St. Thomas’Hospital de Londres, il eut rapidement l’impression qu’un très grand nombre de lésions de l’appareil locomoteur ne recevait pas de diagnostic définitif, traînait et ne recevait pas un traitement adéquat. Il se mit à s’intéresser à ces affections « embarrassantes » et finalement, il fit de cette étude l’œuvre de sa vie.

      Ce fut un énorme travail. Parti de rien, il n’y avait à cette époque aucun traité, pratiquement aucune publication et aucun professeur, il a réussi après un énorme labeur, à mettre au point un système de diagnostic et à classer de manière cliniquement utilisable les différentes lésions. À propos de cette période, il disait toujours : « il m’a coûté vingt ans de ma vie pour développer un système utilisable, et maintenant, en quelques minutes, je peux en exposer les principes. »

      Les fondements de son système sont :
      — Une compréhension réelle du phénomène de la « douleur projetée “et une bonne connaissance des origines embryologiques des muscles, des articulations et des ligaments. La douleur projetée constitue un phénomène avec lequel nous sommes confrontés chaque jour en médecine, et principalement en médecine orthopédique : une douleur cardiaque est ressentie dans le bras ou dans la gorge, une colique néphrétique dans l’aine ou le scrotum, une douleur de hanche dans le genou et une douleur d’épaule peut irradier jusqu’à la base du pouce. La connaissance et la compréhension des règles de la ‘douleur projetée’ représentent une première exigence pour poser avec succès un bon diagnostic.
      — Une réalisation correcte et systématique des procédures du diagnostic clinique telles que l’anamnèse et l’examen clinique. Dans ce cadre, la fonction de chaque structure à examiner est testée. Ceci se réalise grâce à une série de tests standardisés. Les structures inertes sont testées par des mouvements passifs, au cours desquels l’amplitude, la douleur et la sensation en fin de course sont vérifiées. Les structures contractiles sont testées par des mouvements isométriques contre résistance qui mettent spécifiquement sous tension des muscles ou des groupes musculaires, des tendons ou des insertions téno-périostées. L’ensemble des réponses positives et négatives aux tests forme alors un schéma. Un schéma déterminé est spécifique d’une affection déterminée. Au moment de poser le diagnostic, les découvertes de l’anamnèse sont comparées aux schémas cliniques lors de l’examen fonctionnel. Lorsque les deux sont bien en corrélation, nous parlons de ‘probabilités inhérentes ‘. Ceci signifie : tout ce que le patient nous a raconté s’accorde parfaitement avec les découvertes réalisées lors de l’examen clinique. Parfois, nous ne trouvons aucune corrélation, ou bien au cours de l’examen clinique des invraisemblances évidentes sont apparues. On parle alors de ‘improbabilités inhérentes’. Ceci signifie soit : nous avons affaire à une affection avec laquelle l’examinateur n’est pas familier ; soit le patient ne dit pas la vérité. L’avantage de réaliser un examen systématisé et d’interpréter les schémas réside en ce que le patient n’a absolument aucune connaissance de ce qu’il peut et de ce qu’il ne peut pas. Des simulateurs tombent donc très rapidement dans le piège et certainement en tout cas quand l’examinateur augmente le nombre de tests ou quand il réalise les mêmes tests à partir d’une autre position.
      — Une très bonne connaissance de l’anatomie fonctionnelle et topographique est indispensable. Tout d’abord pour être capable de traduire les données cliniques en lésions anatomiques, mais aussi pour pouvoir appliquer plus tard un traitement correct et bien localisé sur la structure atteinte.
      — Une bonne notion du caractère, de la genèse, de la biomécanique et de l’évolution normale des différentes affections est naturellement nécessaire pour poser avec succès un bon diagnostic.
      http://www.ombregt.be/frans/sch01239.htm
      Yves

        • Je me souviens avoir lu à peu près les mêmes choses à propos de la femme tuberculeuse… Avant la découverte du bacille de Koch et des antibiotiques qui guérissent toujours la tuberculose. Cet intérêt particulier pour les femmes est toujours suspect.
          Savez-vous l’origine du mot qui désigne l’ablation de l’utérus (hystérectomie) ? Cela vient de l’intuition des médecins que l’hystérie venait de la différence entre la femme et l’homme : (entre autres) l’utérus. En conséquence : il fallait enlever la cause : l’utérus… Après avoir essayé des « fumigations »…

          Traité pratique des maladies nerveuses De Claude-Marie-Stanislaus Sandras

          Il considère lui aussi le dérèglement du flux des esprits animaux comme l’origine de la maladie. Les émotions fortes troublent les humeurs, qui s’accumulent en certains endroits, et génèrent vapeurs et perturbation des esprits animaux. Pour lui, les femmes dont les tissus internes sont plus lâches, mais surtout dont le tempérament est plus faible sont donc beaucoup plus vulnérables face à l’hystérie.
          Il constate des lésions au niveau des ovaires de femmes décédées, évoquant ainsi la possibilité que l’hystérie cause des troubles organiques.

          Sydenham recommande l’ingestion d’infusions ou de sirops à base de limaille de fer afin de fortifier le sang. Mais aussi l’utilisation de nombreuses substances végétales ou minérales comme l’opium, la quinine, les sels minéraux… Lui aussi, préconise une activité physique intense. Ses méthodes en cas de crise hystérique ne sont pas nouvelles, il a ainsi recours aux inhalations de mauvaises odeurs comme lorsqu’on pensait que l’utérus était doué d’odorat.

          Le français Pierre Pomme (1735-1812), diplômé de la faculté de médecine de Montpellier et médecin du Roi, publie quant à lui en 1760 le Traité des Affections vaporeuses des deux sexes dans lequel il explique que les vapeurs sont dues et uniquement dues (ce qui d’ailleurs créa une vive polémique) à l’assèchement des nerfs. Ces derniers, moins souples, agitent les esprits animaux qui provoquent alors la crise hystérique. Pomme s’attira aussi les foudres de ses congénères en préconisant une thérapeutique très douce, rencontrant dès lors un vif succès dans les milieux aisés, habitués à des méthodes plus contraignantes… En effet pour lui, les meilleurs soins sont les suivants : « les bains domestiques simples, composés, tièdes, froids ; le pédiluve, les lavements rafraîchissants, ceux d’eau commune froide, et même à la glace, suivant le cas et la saison ; les fomentations avec les herbes émollientes, les tisanes rafraîchissantes, l’eau de veau, l’eau de poulet ; le petit lait, clarifié ou distillé ; les bouillons de poulet, de tortue, d’agneau, de mou de veau, et ceux de grenouilles ; les potions huileuses, adoucissantes, et mucilagineuses, enfin les eaux minérales acidules »

          http://a.derennes.free.fr/TPE/hysterie-histoire.htm

          Cordialement

          Yves

  6. andré dit :

    Bonjour, je souhaiterais savoir si votre site est toujours actif? Je voudrais vous poser quelques question sur mon cas. Merci d’avance. Bien cordialement.

  7. bonjour, je suis bien heureuse de vous trouver. je souffre depuis plusieurs mois de douleurs diffuses plus ou moins intenses, dans le rachis cervical et lombaire, parfois avec les mains enflées, douleurs aux poignets ,genoux lors de mouvements. Je prends des antalgiques chaque jours, du paracétamol à la codéine..j ai remarqué néanmoins une amélioration sous cortancyl … je prends également un THS car je suis ménopausée précocement. J ai 42 ans, mes radios sont positives…mon médecin nage un peu, et moi ça m invalide au quotidien.
    Merci à vous , bien cordialement
    bonne journée
    Palounell

    • orthopedie dit :

      Bonjour,
      Vous semblez souffrir de partout, mais vous me donnez peu d’éléments. Vous me dites que vos radios sont positives… de quoi s’agit-il ? Je ne peux que vous conseiller de trouver quelqu’un qui prendra au sérieux chaque symptôme, chaque douleur, qui fera une hypothèse diagnostique et thérapeutique. Sinon, on pourrait facilement vous classer comme « fibromyalgique ». Voir : https://orthopedie.wordpress.com/fibromyalgie-2/
      Cordialement
      Yves

  8. Marie dit :

    Re Bonsoir Yves,
    Merci pour ces explications.
    Le rhumatologue que j’ai vu juste après mon IRM me propose de faire une infiltration en cas d’échec du traitement par anti inflammatoires et antalgiques. Je ne sais pas ce que mon médecin va décider demain après midi, j’espère qu’il est assez compétent pour comprendre ces résultats !
    Ma question : Est-ce qu’un traitement médicamenteux peut venir à bout de mes problèmes, sinon quelles sont les autres solutions ?
    Ce soir j’ai des vertiges et de fortes douleurs cervicales après être restée 1heure au téléphone .
    Bonne soirée, cordialement,
    Marie.

    • orthopedie dit :

      Madame,

      Vous avez, enfin, des éléments très concrets. Je ne peux pas dire si les médicaments suffiront, mais je ne le crois pas.
      Ne lâchez pas le morceau. Posez des questions, exigez des réponses précises.
      Cherchez le confort et respectez le seuil de la douleur.
      Et n’oubliez pas de demander si votre pathologie pourrait être aidée par une péridurale.
      Yves
      PS : je pense qu’on peut, pour l’instant, oublier les « tendinites » (ce sont sans doute des douleurs en rapport avec l’irritation que provoque le disque + les névralgies-cervico-bracchiales)

    • Marie dit :

      Re,
      Le rhumatologue m’a parlé de péridurale et non d’infiltration, (je pensais que c’était la même chose) est-ce que ce sera une solution d’attente ou je peux espérer un soulagement à long terme ?

      Lorsque vous parlez de problème sérieux à la lecture de mes résultats, est-ce grave ? je suis inquiète …

      J’ai bien fait d’insister pour me faire prescrire cet IRM sinon je serais traité pour une fibromyalgie. ( J’ai changé de médecin depuis, j’ai enfin une oreille attentive et une prise en charge plus efficace ..)

      Finalement vous aviez raison depuis le début, je ne comprends toujours pas pourquoi personne n’a pris en compte mes plaintes répétitives dans le milieu médical !

      Cordialement,
      Marie.

      • orthopedie dit :

        Il ne faut pas confondre la péridurale pour un accouchement avec ce genre de technique. La péridurale cervicale a pour but d’aller déposer exactement au bon endroit un anti-inflammatoire pour diminuer la compression qui vous cause tant de douleurs. C’est donc un traitement.
        Après la péridurale, il faut voir le bénéfice et voir si les autres médicaments vont mieux agir. Il faudra aussi voir s’il ne faut pas en faire une deuxième.
        Quand je dis que c’est grave, je veux dire que vos douleurs sont insupportables et qu’il faut agir. En réalité, si le disque est la cause principale de vos douleurs l’infiltration et les médicaments vont vous améliorer et le temps joue en votre faveur puisque le disque va se dessécher (donc : moins de pression dans le canal).
        Conservez bien en tête tous les conseils que je vous ai donnés pour ne pas vous empirer et accrochez-vous à ce médecin qui vous prend au sérieux sans évoquer de diagnostic fumeux (comme la fibromyalgie).
        Ouf.
        Yves

      • Marie dit :

        Bonjour Yves,
        Merci pour le rajout concernant mes craintes.

        Je suis allée voir mon médecin traitant, il me propose de continuer le topalgic et l’ibuprofène encore 8 jours. S’il n’y a pas d’amélioration de mon état, il m’enverra faire une péridurale dans les cervicales à l’hôpital ( c’est un spécialiste et le seul qui pratique ce genre d’infiltration sous scanner dans ma région) J’en ai fait une pour une sciatique il y a quelques années, j’avoue que cette fois je ne suis pas très rassurée ! c’est assez douloureux mais il est vrai que j’ai été très vite soulagée. Cette fois l’endroit ou il doit piquer ne me rassure pas trop ! En tout cas, je pense ne pas avoir d’autre choix puisque mes fortes douleurs persistent.
        Je vais me reposer un peu car mes nuits sont courtes en ce moment.

        Bon après midi.
        Amicalement,
        Marie

        • orthopedie dit :

          Marie,

          Suivez votre médecin.
          La péridurale en elle-même n’est pas douloureuse, mais nécessite un bon opérateur et un bon matériel.
          Confiance… Vous êtes sur le bon chemin.

          Yves

  9. Marie dit :

    Bonjour Yves,

    Il s’agissait d’une IRM des cervicales, le problème se situe au niveau de la C5 et C6.
    Je n’ai pas le compte rendu mais juste l’avis de la personne qui a pratiqué cet examen, elle m’a demandé de me faire prescrire en plus une échographie des tendons des épaules puisque mes douleurs se situent au niveau de mes omoplates, épaules et bras.L’infiltration dans la zone de la douleur C5/C6 me sera proposée s’il y a échec des médicaments pris par voie orale. ( ça fait plus de 7 mois que je souffre et aucun traitement n’est venu à bout de mes fortes douleurs!)

    Cordialement,
    Marie.

    • orthopedie dit :

      bonjour,
      Vous souffrez depuis 7 mois = indices défavorables pour penser à des douleurs en rapport avec vos épaules. Par ailleurs, il n’existe aucune pathologie des muscles des omoplates.
      Retour donc aux soupçons à propos de vos cervicales.
      Pour confirmer ces soupçons, il faudrait savoir si les tests cliniques des épaules (au cabinet) reproduisent vos douleurs.
      Si non : il s’agit de vos cervicales.
      Pour confirmer : il faut tester. Beaucoup de tests… ceux que vous pouvez faire :
      -penchez la tête en arrière = OK ou augmentation des douleurs ?
      -penchez en avant comme pour mettre le menton sur le sternum = même question
      -tournez à gauche = amplitude, facilité, douleur ?
      -idem à droite
      -essayez de déposer l’oreille gauche sur l’épaule gauche : amplitude, facilité, douleur ?
      -essayez de déposer l’oreille droite sur l’épaule droite : idem
      + Quelles différences quand vous tournez à gauche et à droite et/ou quelles différences quand vous essayez de mettre l’oreille sur l’épaule gauche, puis droite ?
      Vous me dites C5/C6. Cela n’a rien d’étonnant puisque c’est presque toujours dans cette région que les images montrent que la colonne souffre. MAIS :
      Quel problème ? Protrusion ? Canal étroit ? Arthrose ?
      Voilà comment on pourrait (à minima) réfléchir à votre douleur. Voir : https://orthopedie.wordpress.com/une-consultation/
      et si « on » infiltre, il ne s’agit pas d’infiltrer « dans la zone de », il faut que vous sachiez exactement où et pourquoi.
      En attendant : pariez sur les antidouleurs (même très puissant), évitez de « rester en position », ne vous étirez pas, marchez, et reposez-vous souvent couché avec un oreiller qui comble le creux entre le matelas et l’arrière du cou.

      Yves

      • Marie dit :

        Bonsoir Yves et merci de votre réponse,

        1) Tête penchée vers l’arrière = aucune douleur

        2) Tête penchée en avant = douleurs partant des cervicales vers les 2 épaules et le haut de la colonne

        3 ) Tête tournée vers la gauche = facilité pour tourner la tête mais douleur de la nuque vers l’épaule droite
        amplitude 45° en forçant un peu

        4) Oreille posée sur l’épaule gauche = tensions des muscles du cou à droite vers l’épaule (impression de tendons trop courts !) et douleur vers l’omoplate

        5) Tête tournée vers la droite = facilité pour tourner la tête, petite tension vers l’épaule gauche, amplitude 45°

        6) Oreille posée sur l’épaule droite = tensions des muscles du cou moins douloureuses que pour le test à gauche ( toujours cette impression de muscles trop courts!

        7 Différence entre les tests à gauche et à droite = tensions et douleurs plus importantes en faisant les tests vers la gauche

        8) Problèmes en C5/ C6 = Canal étroit, arthrose et bec de perroquet

        Après cette série de test, douleur vive de chaque côté de mon cou.vers les 2 omoplates.

        Mon médecin m’a prescrit des Topalgic 50, je dois en prendre un avant de me coucher.

        A bientôt de vous lire, cordialement,

        Marie.

        • orthopedie dit :

          Bonjour,
          Il semble donc assez évident que vos « cervicales » (protrusion, hernie, inflammation sur arthrose, canal étroit ou le tout à la fois) sont déterminantes pour aborder vos douleurs.
          De plus, les douleurs vers les omoplates ne peuvent être provoquées par des « problèmes » d’épaule. Les tendinites et autres bursites de l’épaule peuvent donner des douleurs au niveau du moignon de l’épaule, parfois vers le coude et, exceptionnellement vers le poignet (selon l’importance de l’inflammation) ; parfois sur le dessus du trapèze, mais jamais au niveau des omoplates ou entre ceux-ci.
          Par ailleurs, il faut bien faire la différence entre des douleurs extrasegmentaires (voir schéma https://orthopedie.files.wordpress.com/2013/01/img411.jpg) en rapport avec l’intérieur du canal cervical (protrusion, hernie…) et les douleurs segmentaires.
          Les douleurs segmentaires sont très précises et correspondent à la souffrance des racines des nerfs : https://orthopedie.files.wordpress.com/2013/01/dermatomes.png
          N’hésitez pas à prendre des anti-douleurs ! Et évitez toute flexion vers l’avant de votre cou (surtout le matin)
          Yves

    • Marie dit :

      Bonsoir Yves,

      Merci pour tout le temps que vous m’&accordez.

      Actuellement 10 minutes sur mon pc suffisent à rendre les douleurs insupportables au niveau des cervicales et des omoplates, je vais donc répondre rapidement. A vrai dire je ne sais plus trop de quoi je souffre puisqu’on m’a diagnostiqué fibromyalgique il y a quelques semaines pour me dire la semaine dernière ( autre rhumatologue en rdv privé) que je souffre de névralgies cervico brachiales ! Toujours est-il que mes douleurs ne sont pas soulagé par le topalgic qui me donne plus d’effets secondaires que de bien être ! Je n’ai plus le droit aux anti inflammatoires, même avec une protection pour l’estomac, je suis donc revenue au point de départ avec un mal qui ne veut plus s’atténuer. Serait-ce devenu chronique suite à ma mauvaise position sur mon pc pendant mes longues heures de travail comme je le pense depuis le début ! ( je suis toujours en arrêt)
      J’ai bien écouté vos conseils, je me suis reposée cet après midi, cervicales calées avec un oreiller, je me suis endormie mais le réveil est douloureux ! ( genre sciatique en haut du corps)

      Bon début de soirée, Cordialement,
      Marie.

      • orthopedie dit :

        madame,

        Il faut arrêter de penser que vous êtes coupable… Le PC n’est qu’un révélateur. Votre problème est très sérieux et il est temps qu’il soit pris en charge consciencieusement, quitte à demander une hospitalisation. Pourquoi ne pas avoir déjà testé l’efficacité de la péridurale cervicale ? Il FAUT le demander. Et je pense qu’il faut mettre vos épaules de côté.
        Continuez les antidouleurs, quitte à en demander de plus puissants.
        Il faut un diagnostic consistant (névralgies cervico-brachiales = vague, je vous l’ai déjà expliqué). Oubliez pour l’instant la fibromyalgie et battez-vous pour qu’on vous soulage.
        Ma fille a fait une hernie cervicale et présentait des symptômes semblables aux vôtres. C’est très sérieux !!!
        Courage.

        Yves

  10. Marie dit :

    Bonsoir Yves Seghin,

    J’ai passé mon IRM cet après midi ( retardé à causes des mauvaises conditions climatiques et du manque de personnel) L’examen a révélé une névralgie cervico-brachiale qui irradie mes 2 bras. On me propose de revoir mon médecin dans quelques jours, lorsqu’il aura reçu le compte rendu afin qu’il puisse me prescrire des antalgiques et des anti inflammatoires. en cas d’échec, je devrais faire une infiltration dans mes cervicales.
    Mon estomac ne supporte plus les anti inflammatoires, je me demande comment mon médecin va pouvoir me soulager !

    Qu’en pensez-vous ?

    Cordialement,
    Marie.

    • orthopedie dit :

      Madame,
      Névralgie cervico-brachiale qui irradie dans mes deux bras.
      Normalement, vous auriez du m’écrire « cervico-brachiale » par exemple C6 (ou C7) puisque les cervico-brachiales touchent la racine d’un nerf.
      Méfiance donc quant à ce diagnostic. Une IRM ne « révèle » par de cervico-brachiale, MAIS des pathologies anatomiques qui peuvent expliquer…
      Par ailleurs, il me semble curieux que le diagnostic fasse état de cervico-brachialgie des deux bras (et je le répète : sans précisions : C6 ? C7 ?)
      Je ne peux m’empêcher d’imaginer un trouble disco-duremérien avec douleurs projetées (voir mon post sur la fibromyalgie : https://orthopedie.wordpress.com/fibromyalgie-2/ et plus particulièrement : https://orthopedie.files.wordpress.com/2012/10/img411.jpg
      Questions : troubles de force ? De réflexes ? De sensibilité ? Quels territoires ? Si infiltrations par votre médecin : où et quoi ?
      S’il s’agit d’un trouble disco-duremérien : la traction selon Cyriax peut aider (et certaines techniques manipulatives SOUS TRACTION). La péridurale cervicale peut aussi aider.
      Sans vous voir, je ne peux en dire plus…
      Sauf : ne pas hésiter à utiliser les antidouleurs ET NE PAS VOUS ÉTIRER SURTOUT VERS L’AVANT OU EN RENTRANT LE MENTON. Ces manœuvres peuvent soulager sur le moment, mais empirer les causes des douleurs.
      Yves

      • Marie dit :

        Bonjour Yves,

        Je reviens vers vous avec mes résultats d’IRM (reçu ce midi)
        (Je n’avais pas vu votre réponse car je me connecte peu .)

        Une exploration IRM a été effectuée chez Mme Marie …. Cette patiente que j’ai déjà vu dans le cadre d’une névralgie d’Arnold, se plaint de douleurs scapulaires bilatérales associées une tendinites aux 2 bras ainsi que des fourmillements de la main à droite comme à gauche pouvant être en rapport avec une contrainte radiculaire cervicale et correspondre à des névralgies cervico brachiales mal systématisées. Bilan lésionnel.
        L’IRM a consisté en coupes sagittales pondérées en T2 et en T3. Nous avons été obligé d’arrêter l’examen car la patiente souffrait trop en position allongée sur le dos. Quoi qu’il en soit, ces deux séquences sont largement suffisantes et confirmées avec l’examen radiologique standard et le scanner déjà effectué en 2010, il n’existe pas d’examen complémentaire.
        Il existe une cervicarthrose bi segmentaire C4/C5 et C5/C6 prédominante en C5/C6 avec à ce niveau une discarthrose, une protrusion discale antérieure et postérieure.
        Cette protusion ostéophytodiscale est postéro latérale et il existe très vraisemblablement une contrainte radiculaire C6 bilatérale à l’entrée des foramens inter vertébraux et dans le foramen comme l’a confirmé l’examen radiologique standard et l’examen scanographique.
        Cette image pourrait expliquer une névralgie bracho brachiale C6 bilatérale.

        Je dois revoir mon médecin avec ces résutats que je ne comprends pas très bien.
        Je suis sous topalgic 50 mg 2/ jour + ibuprofène 200mg 3/ jour. Ce traitement me calme légèrement mais les douleurs ( surtout dans les cervicales) reviennent rapidement lorsque je reste assise trop longtemps ou la nuit en position allongée.

        Cordialement,
        Marie.

        • orthopedie dit :

          Il existe une cervicarthrose bi segmentaire C4/C5 et C5/C6 prédominante en C5/C6 avec à ce niveau une discarthrose, une protrusion discale antérieure et postérieure.
          Résumé : le disque en C5/C6 a reculé = prend de la place dans le canal + irrite ligament et dure-mère + inflammation = douleur ET douleurs à distance (parfois très loin : jusque dans les bras)
          Cette protusion ostéophytodiscale est postéro latérale et il existe très vraisemblablement une contrainte radiculaire C6 bilatérale à l’entrée des foramens inter vertébraux et dans le foramen comme l’a confirmé l’examen radiologique standard et l’examen scanographique.
          Résumé : compression à la sortie du nerf de la colonne : explique les douleurs dans les bras.
          Cette image pourrait expliquer une névralgie bracho brachiale C6 bilatérale. Idem

          Je dois revoir mon médecin avec ces résultats que je ne comprends pas très bien.
          Je suis sous topalgic 50 mg 2/jour + ibuprofène 200 mg 3/jour. Ce traitement me calme légèrement, mais les douleurs (surtout dans les cervicales) reviennent rapidement lorsque je reste assise trop longtemps ou la nuit en position allongée.
          ENFIN une prise en charge adéquate. Reste à voir ce que les médecins vont décider comme traitement (il y en a plusieurs possibles). Essayez de tenir les anti-inflammatoires… ET harcelez les médecins pour qu’ils vous expliquent comment ils voient leurs interventions futures. Votre problème est sérieux. Vous n’en êtes pas coupable et le PC n’est qu’un révélateur.

          Yves
          Cordialement,
          Marie.

  11. Marie dit :

    Bonsoir Mr Seghin,

    Je viens de lire différents articles sur la fibromyalgie, un grand nombre de malades mettent en cause les vaccins, amalgames et autres métaux lourds ! Qu’en pensez-vous ?

    Cordialement,
    Marie

    • orthopedie dit :

      Madame,
      Je n’ai pas d’avis. Si vous lisez beaucoup sur Internet, vous verrez qu’on incrimine beaucoup de facteurs et qu’on propose beaucoup de traitements.
      Dans mon petit post, je voulais simplement attirer l’attention sur ce dont on ne parle pas. De plus, j’imagine ce qui me serait arrivé si j’avais 20 ans (et toutes les douleurs que j’avais à l’époque) : on aurait dit que je souffrais de fibromyalgie (j’en avais tous les symptômes). Or, je m’en suis sorti grâce à de sérieux petits artisans de l’orthopédie générale qui ont soigné calmement chacune de mes douleurs.
      Depuis, je tente de faire comme eux et mes patients sont contents. Que demander de plus ?
      Voir : https://orthopedie.wordpress.com/itineraire-dun-adolescent-blesse/ C’est mon histoire (et je ne suis pas entré dans les détails !!!)
      Amicalement
      Yves

      • Marie dit :

        Yves,
        Je ne demande rien de plus que de trouver une solution pour soulager des douleurs intenses qui perturbent ma vie.

        Cordialement,
        Marie.

  12. Marie dit :

    Bonsoir Yves,
    Pour être atteinte de cette soi-disant maladie, je suis tout à fait d’accord avec votre point de vue.
    Tant que personne ne prendra en compte les plaintes des patients et ne cherche à comprendre ce qui se passe réellement point par point, les cas de fibromyalgie  » malades abandonnés  » ne cesseront d’augmenter. C’est scandaleux , mais que faire ?

    Amicalement,
    Marie.

    • orthopedie dit :

      Je crois que je vais tout faire pour donner tout ce que je sais sur ce blog comme je le fais déjà avec tous les patients que je vois habituellement… Depuis longtemps j’ai envie d’écrire sur ma plaque : Yves Seghin, spécialiste en patients abandonnés.
      Je suis venu à ces problèmes par mon histoire : https://orthopedie.wordpress.com/itineraire-dun-adolescent-blesse/
      Quand j’étais jeune, on ne parlait pas de fibromyalgie, mais de fibrosite ou de myosite. Mais on en parlait peu. L’adolescent que je fus aurait pu être étiqueté « fibromyalgique » s’il avait vécu aujourd’hui. C’est ce qui a orienté ma vie professionnelle : la détermination farouche de me soigner (j’ai fait toutes les formations en Belgique.) J’ai été en Suisse, en France, au Québec, aux USA pour finalement revenir en Belgique rencontrer des professionnels qui font peu de tapage médiatique, qui ne disent pas tout soigner, mais qui travaillent consciencieusement.
      Par ailleurs, saviez-vous que 80 % des patients guérissent tout seuls ? Mais 20 % s’installent dans la chronicité… Ces 20 % seuls m’intéressent.
      Voir : http://www.lazarus-mirages.net/homeopathie (les 80 et les 20 % : à la fin de l’exposé).
      Yves

  13. Mortier Catherine dit :

    Ma mère a souffert pendant des années de névralgies du nerf d’Arnold. Massage, infiltrations, cortisone rien n’y faisait jusqu’à ce qu’elle tombe sur un dentiste inspiré qui lui dit que toutes les névralgies du nerf d’Arnold qu’il connaissait étaient dues à une composante métallique que l’on retrouvait dans les anciens plombages et à laquelle on était allergique. Ma mère a fait remplacer ses vieux plombages et…a été complètement guérie de ces névralgies qui ne sont jamais réapparues.

    A-t-on seulement jamais associé la fibromyalgie à des allergies.? Je pense au lactose, au gluten, au paraben, etc…

    • orthopedie dit :

      Beaucoup à dire après ces commentaires… Pour le long périple avec Arnold, il faut toujours être très prudent quant au lien de cause à effet. Exemple : 80 pour cent des sciatiques guérissent en un an quoiqu.on fasse. Un patient qui commence le yoga après 10 mois de douleurs peut attribuer sa guérison au yoga…
      Fibromyalgie : il ne faut pas oublier qu.il s’agit d’abord d’un syndrome et d’un diagnostic qu’on pose souvent par dépit. On a dit et on a proposé beaucoup de pistes de traitement qu’on combine le plus souvent.
      Mon propos est de relever que quelques pathologies mécaniques peuvent créer un tableau douloureux cataclysmique surtout à cause de la superposition des douleurs projetées.
      Je n’en parle pas dans mon article, mais il faut savoir que l’examen clinique du médecin généraliste tend à disparaître et que beaucoup de patients douloureux se retrouvent chez les orthopédistes… Les orthopedistes sont des chirurgiens et ne sont intéressés que par les patients qu’ils pourraient opérer, les autres sont renvoyés sans diagnostic. Alors, de fil en aiguille, on commence à se demander si le patient ne souffre pas d’une pathologie particulière. On pense alors à la fibromyalgie qui de syndrome est devenue maladie alors que dans le même temps l’INAMI en a accepté la prise en charge qui se fait le plus souvent dans des centres où le patient passe de psychologue en kiné, de relaxation en salle de fitness…il y a donc un nouveau créneau « economique » avec la fibromyalgie ou la fatigue chronique…. Mais peu prennent la peine de chercher chaque petite pathologie, patiemment. Peu prennent le temps d’en expliquer les conséquences et la meilleure façon de « vivre avec ». Il faut savoir que la « douleur projetée » est très peu connue par les praticiens de l’orthopédie (et le médecin généraliste est le premier à recevoir les plaintes orthopédiques des patients). Bizarre alors qu’un homme qui se plaint du bras gauche, de la poitrine et de la mâchoire sera immédiatement envoyé en cardiologie : douleur projetée bien connue… Sujet inépuisable.
      Amitié
      Yves

    • orthopedie dit :

      Autre ouverture par rapport à tous ces problèmes : VOIR CE LIEN
      Et encore : D’après l’article de Fréderic Soumois, la Work Foundation s’inquiète de ce que les TMS (troubles musculo squelettiques) coûtent 1,6 milliard d’euros par an…
      Pour réduire ce coût une campagne est lancée entre « gouvernement, monde du travail et professionnels de la santé ». L’idée est opportune car les professionnels et leurs patients sont souvent déconcertés et se sentent humiliés par les inconséquences de tout notre système… Certains praticiens de la santé se demandent quelles compétences cette campagne pourra solliciter.

      Il faut en effet constater que le diagnostic et le traitement des TMS ne sont pas suffisamment enseignés en Belgique, contrairement à ce qui se passe dans les pays anglo-saxons ou chez nos voisins scandinaves. Ces pays se réfèrent à ce qu’on appelle, désormais, au niveau international « La Médecine Orthopédique Générale ».
      Dans notre pays, l’enseignement de l’orthopédie est réduite à la portion congrue : la chirurgie orthopédique et quelques notions basiques d’orthopédie générale (ce qui concerne les douleurs les plus communes de tout un chacun).
      Cette insuffisance a des effets assez gênants autant pour les professionnels que pour les patients.
      En voici un petit exemple récent : une femme « se fait mal au genou » et consulte les urgences d’un hôpital proche. Attente, radio, scanner : la routine quoi ! Conclusion du jeune médecin de garde : « Vous mettrez un peu de pommade, voici une prescription de rééducation ».
      La prescription ordonne des séances de kinésithérapie pour gonalgie (mal de genou), mais ne mentionne pas les résultats de la radio, ni ceux du scanner, pas plus d’ailleurs que les conclusions de l’examen clinique. Ces éléments permettraient pourtant au kiné consulté de faire une évaluation précise de l’évolution depuis l’examen réalisé à l’hôpital.
      Troublant, n’est-il pas ?
      Et pourtant, ce kinésithérapeute « spécialisé en orthopédie générale » ne s’étonne plus. En effet, nombre de ses patients entrent chez lui chargés de radios, de RMN et de scanners, mais sans diagnostic médical et sans qu’aucun « professionnel de la santé » ne l’ait encore même « touché ».
      On pourrait penser qu’il s’agit d’une faute professionnelle, mais la réalité est bien pire : les médecins des urgences (et les médecins généralistes aussi d’ailleurs) ne connaissent pas l’examen clinique de base.
      En l’occurrence, dans l’exemple ci-dessus, la patiente souffrait d’une lésion très simple (et banale) : une petite déchirure du ligament latéral interne du genou qu’un examen clinique basique aurait pu révéler et qui aurait été confirmé par une échographie (pour autant que cela ait, en la circonstance, un quelconque intérêt).
      Une lésion orthopédique simple n’a donc pas été diagnostiquée et a coûté très cher (radios + scanner).

      Cet exemple peut laisser dubitatif, car tout le monde sait que la Belgique regorge d’orthopédistes.
      Mais qui sont-ils ? Ce sont des chirurgiens qui sont formés à classer les patients en deux catégories : ceux qui doivent se faire opérer et les autres. Si vous vous trouvez dans la première catégorie, soyez tranquilles, vous serez bien soigné. Mais si vous vous retrouvez dans la deuxième catégorie, vous risquez d’errer de « masseurs » en ostéopathes en passant par des kinésiologues et autres « poseurs de ventouses» sans savoir de quoi vous souffrez… Dans le meilleur des cas, la pathologie dont vous souffrez est suffisamment bénigne pour se guérir toute seule, mais elle aura vidé votre portefeuille de plusieurs dizaines, voire de centaines d’euros chez des « thérapeutes » qui ne connaissent rien de plus que vous aux TMS !

      La Work Foundation semble s’alarmer, mais cela fait des années déjà que les professionnels consciencieux sont indignés par notre système de prise en charge des TMS.
      Exemple : un médecin et un kinésithérapeute reçoivent un patient souffrant d’entorse récidivante de la cheville et, pour mener à bien le traitement, estiment que ce patient devrait porter une attelle de marche, suivre un traitement manuel et une rééducation proprioceptive. Malheureusement, le médecin généraliste ne peut pas prescrire d’attelle spéciale et le patient doit, pour l’obtenir, consulter un orthopédiste (entendez : un chirurgien orthopédiste). Nombreux coups de fil, attente de deux, voire trois mois, consultation d’orthopédie de trois minutes et le patient revient avec la fameuse prescription émanant d’un chirurgien qu’il ne reverra plus et qui n’est pas intéressé par une entorse récidivante qu’il ne faut pas opérer.

      La Work Foundation s’inquiète, mais de quoi ?
      En 2002, un ministre avait décrété que chaque patient pouvait être remboursé de 9 séances par an pour une même pathologie. S’est-on ému que les kinésithérapeutes durent (en gardant leur sérieux et sans pleurer) expliquer à leurs patients qu’une entorse de la cheville et une cervicalgie étaient considérées par l’INAMI comme la même pathologie si les plaintes se manifestaient la même année calendrier ? La Work Foundation existait-elle déjà ? Qu’en pense-t-elle a posteriori en tenant compte du fait que cette décision (un peu aménagée depuis) a provoqué 17 suicides chez les kinés et l’expatriation de nombre des survivants ?

      La Work Foundation appelle à une action. Il était temps.
      Et à une action coordonnée avec les professionnels de la santé. Fort bien.
      Mais ne devrait-elle pas attendre un peu, étudier les modes de prises en charge dans les pays les plus « efficaces » comme en Scandinavie ? Ne devrait-elle pas établir les critères de reconnaissance de ces « professionnels de la santé » et scruter le programme des études de médecine ou de kinésithérapie avant d’en appeler à une « action » ? Car pour agir il faut, dans n’importe quel domaine –tout le monde en convient– des compétences, des leviers et des acteurs.

      La Work Fondation reconnaît elle-même que :
      « la grande majorité des patients ne reçoivent aucun diagnostic ». Et elle a raison.
      Le plus souvent, les patients souffrant de TMS ne bénéficient d’aucun diagnostic ou alors ceux-ci sont vagues ou pire, faux !
      Ne faudrait-il pas remonter la filière et dénoncer que l’enseignement francophone est en retard de plusieurs dizaines d’années en ce qui concerne la prise en charge des TMS ?
      À titre d’exemple : la science orthopédique sait depuis 60 ans que la chaleur et le « massage classique » ne soignent pas les TMS… Et pourtant, ces deux « techniques » sont encore enseignées consciencieusement !

      Améliorer le sort de milliers de personnes souffrant de TMS est un sujet qui revient régulièrement dans l’actualité.

      Agir de façon coordonnée avec le gouvernement, le monde du travail et les professionnels de la santé ?
      C’est une belle idée. C’est un beau triangle stratégique, mais peut-être seulement sur papier…

      C’est tout… Pour le moment !

      Yves Seghin, le 4 octobre 09

      • Marie dit :

        Bonsoir Mr Seghin,

        Et lorsque le patient est incompris, il déprime ! ce qui arrange bien certains laboratoires ( bref, beaucoup de choses à dire à ce sujet .. )

        Cordialement,
        Marie.

        • orthopedie dit :

          Bonsoir,
          Vous avez raison : douleur = déprime et toutes les conséquences de la douleur chronique (sommeil, digestion, irritabilité ; bref beaucoup de symptômes de ce qu’on appelle la fibromyalgie. Je viens de rencontrer un éminent rhumatologue [chef de service dans une clinique universitaire] qui ne veut pas entendre parler de cette pseudo-maladie. Cependant, à en croire un assistant en rhumatologie, il semble impossible de prendre correctement en charge les patients multi-douloureux quand les hôpitaux imposent 12 à 18 minutes de consultations par patient. Il FAUT trouver de petits artisans consciencieux et patients qui décortiquent toutes les douleurs et voient en quoi les douleurs se superposent [clef de la fibromyalgie, à mon sens].

          Yves

    • orthopedie dit :

      Autre façon de répondre : ICI

      • Marie dit :

        Bonsoir Yves Seghin,
        Pour le diagnostic de la fibromyalgie, je reste septique, le rhumatologue a lu le courrier de mon médecin lui demandant de pratiquer les tests parce qu’il suspectait une fibro. Le rhumato à donc appuyé assez fortement avec un doigt sur certains points de mon corps sans me poser de question et sans chercher plus loin !
        Il y a quelques années, j’ai eu des névralgies cervicaux brachiales et j’avais exactement les mêmes symptômes., le traitement anti inflammatoires et les antalgiques était venu à bout de mes douleurs. Depuis quelques semaines, mon médecin m’a prescrit des antidépresseurs et des dafalgans 1 gramme 3x jour, je ne vois aucune amélioration, D’ailleurs mes douleurs sont toujours présentes avec des crises plus ou moins sévères comme cet après midi ou après 2h de repos, mes cervicales étaient très douloureuses, accompagnées de tendinites dans les deux bras et de maux de tête. Je commence à perdre patience, je viens d’arrêter les antidépresseurs qui ne servent à rien sinon qu’à m’apporter d’autres effets secondaires dont je me passerais bien en ce moment !

        Bonne soirée, cordialement,
        Marie.

        • orthopedie dit :

          Bonsoir,
          Pour le diagnostic de la fibromyalgie, je reste septique, le rhumatologue a lu le courrier de mon médecin lui demandant de pratiquer les tests parce qu’il suspectait une fibro. Le rhumato a donc appuyé assez fortement avec un doigt sur certains points de mon corps sans me poser de question et sans chercher plus loin !

          C’est effectivement un peu court alors que les rhumatos disposent d’un examen clinique normalement plus poussé que les médecins généralistes… La suite de ce que vous dites est très intéressante !

          Il y a quelques années, j’ai eu des névralgies cervico- brachiales et j’avais exactement les mêmes symptômes.
          Vous avez donc souffert d’une névralgie cervico-brachiale (origine discale le plus souvent ; ou arthrose au niveau du trou de conjugaison chez les personnes plus âgées.) La résolution est souvent spontanée et accélérée par les médicaments et, parfois, par des infiltrations (ou des manipulations) bien ciblées.

          Le traitement anti-inflammatoire et les antalgiques étaient venus à bout de mes douleurs.
          Depuis quelques semaines, mon médecin m’a prescrit des antidépresseurs et des dafalgans 1 gramme 3x jour, je ne vois aucune amélioration.

          Pourquoi des antidépresseurs alors que vos douleurs semblent ressembler à ce que vous avez connu et que vous aviez bien réagi aux anti-inflammatoires (il n’est pas rare de faire des rechutes de névralgie cervico-brachiale).

          D’ailleurs mes douleurs sont toujours présentes avec des crises plus ou moins sévères comme cet après-midi ou après 2 h de repos, mes cervicales étaient très douloureuses, accompagnées de tendinites dans les deux bras et de maux de tête.
          Vous pensez que ce sont des tendinites, mais il s’agit sans doute de douleurs projetées à partir de la dure-mère (voir : https://orthopedie.wordpress.com/cervicalgies_1_le-piege/) accompagnées (ou pas) de douleurs dans le territoire du nerf irrité.

          Je commence à perdre patience, je viens d’arrêter les antidépresseurs qui ne servent à rien sinon qu’à m’apporter d’autres effets secondaires dont je me passerais bien en ce moment !

          Bonne soirée, cordialement,
          Marie.

          courage,

          Yves

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