Presque rien à voir

Cette page est consacrée à vous orienter vers des sujets qui me tiennent à cœur, qui ont un rapport avec mon métier et nos douleurs… Indirectement !
« …et ceux qui nous entendent… viennent… s’ils veulent »
G. Brassens

Il y a bien longtemps déjà, une amie très chère me demandait : « Mais, pourquoi écris-tu ? »
La question était directe et je sentais bien que tenter une réponse serait un exercice périlleux.
Je pense lui avoir, en ce temps-là, exprimé, à peu près ceci : « J’ai d’abord écrit comme j’aurais vomi et ensuite, seulement, j’ai ressenti le besoin d’écrire pour « m’adresser à… » ».
Je pense bien aussi lui avoir recopié une partie d’une interview de Brassens que j’avais appelé « S.O.S.doc » pour illustrer ma pensée et peut-être pour esquiver la difficulté.

SOS
« C’est assez difficile de parler de soi et d’expliquer les raisons pour lesquelles on chante ; c’est très difficile à traduire, on a des émotions, on reçoit des chocs dans la vie, on reçoit des impressions, des émotions, des sensations, on essaie de les traduire et de les faire partager aux autres… pour se continuer un peu, enfin… on pousse des cris pour que les autres les entendent, on pousse des cris pour que les autres entendent…, on appelle au secours…, on appelle à l’aide…, on appelle à l’amitié…, je crois que c’est ce que nous faisons.
On est tout seul sur la terre, on est perdu au fond d’un bois… et on crie… on appelle à l’aide et puis ceux qui nous entendent… viennent… s’ils veulent ! ! !
On est des bateaux en détresse, et nous lançons des S.O.S.. Moi, c’est ce que je fais dans chaque chanson… J’appelle au secours ! »

 G.Brassens
Entretien avec Brel recueilli par Jean Serge.
Europe 1. 1965

Tout me convient et me ressemble… un peu, même les points de suspension (les intervalles chers à Toussenot), cependant je pense écrire avant tout pour ne pas mourir, et sûrement aussi… par amour.
Cela, Brassens ne l’aurait pas dit… par pudeur sûrement ; la pudeur de son époque, celle de celui qu’on appelait avant : « l’honnête homme ».
J’écris et je jette à tous les vents ce que je viens d’écrire. Pour m’en débarrasser (sans doute), pour « appeler à l’aide » (sûrement) !
Et puis, ceux qui entendent… viennent… s’ils veulent !!!
À chacun sa façon, la mienne fut (et restera, je pense) l’écriture. L’écriture inquiète. Celle qui cherche la parole juste et l’inter-locuteur.
Écrire, accéder à la parole pour sortir du solipsisme, pour sortir de l’emprisonnement de la culpabilité, de la rancœur, du ressentiment et même (pourquoi le cacher) de la haine aussi.
Écrire pour que les autres viennent… s’ils veulent, comme dirait Brassens (ce forcené défenseur de la liberté).

« Écrire est un acte d’amour ; s’il ne l’est pas, il n’est qu’écriture »  Jean Cocteau

Avril 2013 : Éthique, droits de l’homme et santé : https://orthopedie.wordpress.com/sur-les-epaules-des-geants/
Juin 2013 : Coïncidences, mémoire, traces : https://orthopedie.wordpress.com/2013/06/13/traces-et-coincidences/
Juin 2013 : La mer et le courant : https://orthopedie.wordpress.com/2013/06/29/la-mer-et-le-courant/

PRESQUE RIEN A VOIR

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3 commentaires sur “Presque rien à voir

  1. Marie dit :

    Écrire des mots pour soulager des maux. …

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