Je prends des risques…

Étonnement, surprise…

En tentant de maintenir en vie la démarche structurée de la Médecine Orthopédique Générale initiée par Cyriax (continuée par d’autres) et en relayant les enquêtes du Cortex concernant par exemple « la kinésiologie », « l’ostéopathie », « l’ostéopathie cranio-sacrée », « les fascias », « la micro-kinésithérapie » et même la kinésithérapie, j’ai conscience de ramer à contre-courant et de prendre des risques. Surtout celui de ne pas plaire dans une culture dominée par l’impératif catégorique de séduction qu’on retrouve dans toutes les pages des magazines et dans toutes les publicités par exemple.

C’est pourquoi j’ai pris beaucoup de plaisir à lire les premières phrases d’un des derniers livres du vieux (sage ?) Julien Jerphagnon

Extraits :

Du risque de philosopher

Les sociétés n’aiment guère qu’on bouscule leur manière de penser et de vivre le quotidien, redoutant les possibles répercussions sur le politique, le religieux, ou sur les deux mêlés. Comme si l’idéal était, en somme, l’exacte coïncidence de toutes les consciences individuelles et de la conscience collective, elle inspirée, sinon modelée, par l’axiologie des pouvoirs en place. Bref, il faut penser poliment. C’est tout juste ce que Marcel Aymé appelait « le confort intellectuel » ; c’est aussi ce qu’on met de nos jours sous le concept de « politiquement correct ». Dans cette optique, le fait même que la philosophie naisse de l’étonnement, comme nul ne le conteste depuis Platon et Aristote, entraîne nécessairement des mutations dans la façon de penser de ceux à qui advient cette surprise. Du coup, la nouvelle vision du monde née de cet imprévu va déranger plus ou moins celle qui avait cours jusque-là, et qu’on regardait comme allant de soi. D’où le risque auquel s’expose le bénéficiaire de cette révélation, pour peu qu’il s’avise de la diffuser, voire de la prôner comme la bonne façon de voir le monde et les hommes. Il est toujours difficile, souvent périlleux, de naviguer vent debout, ou simplement à contre-courant. Page 21 -22
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François Jacob (Prix Nobel de physiologie en 1965)

« On peut presque mesurer l’importance de l’intérêt d’une découverte à l’intensité de la surprise qu’elle provoque. »

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