Paresthésies cuisse

Certains nerfs sont bien connus et, lorsque la compression dont ils souffrent est importante, vous pouvez avoir des troubles de la sensibilité dans un territoire bien précis.
EX. : Le nerf sciatique : nerf mixte (moteur ET sensitif)

Sciatique

On retrouve la même chose au niveau du nerf crural (moteur ET sensitif)

Cruralgie

Mais, certains nerfs n’ont qu’une fonction sensitive et leur compression (le plus souvent à distance de la colonne) peut donner des douleurs et des modifications de la sensibilité (fourmillement, paresthésies).
Il ne faut donc pas les confondre. Ex. : la méralgie paresthésique

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Zone de compression

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Méralgie paresthésique

Étymologiquement, le terme méralgie est formé des racines méra (cuisse) et algos (douleur).
La méralgie paresthésique est une anomalie des sensations ressenties au niveau de la surface de la cuisse. Il peut s’agir d’une douleur, d’une sensation de picotements, de fourmillements ou une insensibilité.
Symptômes
Douleur : la douleur est localisée sur la face extérieure de la cuisse. Plus rarement la douleur peut provenir de l’aine.
Paresthésie : une paresthésie est une sensation provoquée par un dysfonctionnement des nerfs. Dans le cas d’une méralgie paresthésique, des picotements ou un engourdissement peuvent être ressentis au niveau de la cuisse.
La méralgie est provoquée par une atteinte du nerf cutané latéral de la cuisse. Ce nerf conduit l’information des sensations ressentie au niveau de la surface externe de la cuisse jusqu’au cerveau. Il s’agit d’un nerf purement sensitif, cela signifie qu’il ne transmet aucune information motrice : une atteinte de ce nerf n’entraîne pas de difficultés à bouger la jambe.

Causes
Parmi les causes les plus fréquentes de méralgie, on retrouvera :
Mobilisation intensive des cuisses:  la pratique prolongée du cyclisme, de la marche ou de la course peut entraîner l’apparition des symptômes.
Diabètes : l’excès chronique de sucre dans le sang entraîne une atteinte des terminaisons nerveuses appelée neuropathie périphérique.
Grossesse : la grossesse, dans les derniers mois, augmente la pression au niveau de l’aine sur le trajet du nerf cutané latéral ce qui peut en comprimer les fibres nerveuses.
Obésité : l’obésité entraîne, comme la grossesse, une pression importante au niveau de l’aine. Le risque est, en outre, accru par le port de vêtements serrés.

Qui est touché ?
Les femmes sont plus fréquemment touchées que les hommes. Le risque de méralgie paresthésique est plus élevé entre les âges de 40 et 60 ans.

Diagnostic
Le diagnostic peut être posé à la suite d’un examen clinique et d’un interrogatoire médical. Le patient est interrogé sur l’intensité, la localisation et les circonstances de survenue de la douleur. La localisation des paresthésies permet de déterminer quel nerf est affecté. Dans la très grande majorité des cas, aucun examen ni aucune analyse complémentaire ne sont nécessaires.

Traitement
Le traitement va viser à réduire ou supprimer la compression du nerf à l’origine des symptômes. La perte de poids, une adaptation de la taille des vêtements (éviter les pantalons trop serrés au niveau de la taille et des cuisses) sont recommandés et permettent la disparition des symptômes en quelques semaines dans la majorité des cas.

Si les symptômes persistent plus de 2 mois, ou si la douleur est intense, des solutions médicamenteuses sont envisageables :
– Injections de corticostéroïdes : les injections de corticostéroïdes vont temporairement limiter l’inflammation du nerf et la douleur.
– Antidépresseur tricyclique : la prise d’antidépresseurs à faible dose réduit les douleurs d’origine nerveuses.
– Gabapentine : il s’agit d’un médicament prescrit à des patients diabétiques souffrant de complications nerveuses (neuropathie périphérique).

Comme d’habitude, vous pouvez m’interpeler.

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2 commentaires sur “Paresthésies cuisse

  1. Demolling dit :

    Bonjour je souffre d’une meralgie bilatérale depuis maintenant 5 ans, la gabapentine et anti depresseur n’on pas vraiment eu d’effet ou de façon temporaire, j’ai eu une injection cortisone sous echo directement dans le nerf (alors une demie dise de chaque côté, pas de dose choque dans une nerf!!) effet tres limiter dans le tps (3 semaine….) la jai fait une cure kétamine a l’hôpital mi janvier (suivi de la mise e’ place d’une traitement anti douleur a la méthadone en parallèle d’une substitution) malheureusement apres une accalmie de quelques semaines les douleur et la gêne repart de plus belle…
    Je suis suivi en centre anti douleur et on ma fourni un tens pour calmer les crises mais aujourd’hui je recherche désespérément un chirurgien capable de m’opérer et ainsi que ces douleur et gènes soit du passé…
    Merci de vôtre aide et de me donner toutes les info que vous avez.
    Pat avance merci

  2. Baldoni dit :

    Merci pour votre article sur la sciatique que j’ai lu avec interet.
    J’ai depuis le début de l’année un sciatique avec engourdissement de la cuisse extérieur. J’ai subit 2 tentatives d’infiltrations qui n’ont malheureusement pas eu d’effet car, disait on, l’espace était trop étroite pour introduire l’aiguille. Est ce que vous conseilleriez de prendre des corticoïdes par comprimees? Ou bien existe- il une autre solution? Merci de votre repende.

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