Douleurs muscles de la colonne

Vous ressentez des douleurs dans une de ces zones et parfois plus localement. Vous y sentez des nœuds dans vos muscles, des contractures, des boules voire des brûlures… et vous pensez spontanément que vos muscles souffrent d’une pathologie comme l’homme l’a cru depuis la nuit des temps (et comme, malheureusement, cela est encore enseigné [pas en Scandinavie]).

Alors, vous vous massez, vous chauffez, vous détendez ou, pire, on vous le prescrit.
ERREUR.
Depuis plus 60 ans le docteur Cyriax a ouvert la voie pour comprendre que vos muscles ne sont que des témoins, des victimes et qu’il faut chercher la cause profonde de ces douleurs.

Il s’agit de ce qu’on appelle des « douleurs projetées ».

Comme lorsqu’un homme de plus de 50 ans, en surpoids, fumeur et stressé se prend subitement le bras gauche qui lui fait très mal… Le masser serait une erreur fatale puisqu’il fait un infarctus : une artère coronaire se bouche, mais son cerveau ne lui envoie pas cette information, car il « ne connaît » pas cette artère. Il envoie donc une alerte dans un tissu qui a la même origine embryologique que le cœur : le bras gauche (pour simplifier).

De la même façon, notre cerveau ne « connaît » pas nos disques, notre dure-mère, nos articulations (de la colonne)… Ainsi quand l’une (ou plusieurs) de ces structures souffre, il envoie une alerte dans des tissus qui ont la même origine embryologique…
En gros, et pour faire simple, les muscles. Selon le graphique ci-dessus.

Au niveau cervical

Pour plus de détails, voir les posts CERVICALGIES

Au niveau dorsal

Pour plus de détails, voir : « Ce sont des calculs à la vésicule, monsieur ! »

Au niveau lombaire

Pour plus de détails, voir : « Lombalgies, sciatiques »

Maintenant, imaginez que vous avez plusieurs « lésions » aux trois niveaux de la colonne et que vous avez une bursite à l’épaule + une petite épicondylite. Voir : « Fibromyalgie »

Il fut un temps où les hommes croyaient tellement aux vertus des petites saignées à répétition qu’au XVIIIe et surtout au XIXe siècle, les sangsues étaient élevées dans des étangs et bassins spécialisés (parfois de manière semi-industrielle), avant d’être vendues, puis conservées vivantes par les apothicaires, hôpitaux, médecins en attendant d’être utilisées. Cette thérapeutique s’appelait l’hirudothérapie.

Aujourd’hui on croit, malheureusement encore, aux causes musculaires et les thérapies aux noms apparemment scientifiques se multiplient : microkinésithérapie, fasciathérapie, kinésiologie, chaînes musculaires, Mézières
Ou alors on invoque le fameux stress et les « thérapies » pour s’en soulager font florès (hypnose, sophrologie, thérapie psychologique [pour donner du sens à la douleur]).

Bref, les douleurs sont encore trop souvent abordées avec des modes de pensée dépassés (mais séduisants, parce que faciles). Gageons que cela s’arrête un jour… Comme en Scandinavie.

Vous pouvez m’interpeler, je tenterai de répondre !

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