Névralgie cervico-brachiale et sciatique

Je voudrais m’attarder un peu sur deux pathologies fréquentes qui ont souvent la même cause (bien qu’il existe d’autres nerfs qui puissent souffrir pour les mêmes raisons). Je veux parler de la névralgie cervico-brachiale (NCB) et de la fameuse sciatique.
Ces « névralgies » font suite ou s’accompagnent de douleurs que vous attribuez souvent à vos muscles. Mais

Vous avez mal dans le cou, dans les muscles des omoplates, dans les muscles des épaules… Vos amis et vous-mêmes vous pensez que les muscles sont responsables de ces douleurs : « C’est normal que tu aies mal, regarde comme tu es contracté ! Relâche-toi… »
Cela semble évident…
Mais c’est un piège… Et la médecine le sait depuis plus de 60 ans !

Pour sortir de cette évidence (spontanée), il faut répondre à la question suivante : « Souffrons-nous parce que nous sommes contractés, ou parce que des structures que nous ne connaissons pas provoquent ces douleurs et ces contractures ».

Je vous invite à me suivre pour déjouer ce piège dans lequel ces douleurs vous installent, car plus vous « massez », « détendez », chauffez » ces muscles, plus vous vous empirez.

Chaque niveau de la colonne cervicale est constitué de 3 points d’appui (le disque à l’avant et deux articulations à l’arrière -à peine plus grandes que l’ongle de notre petit doigt-) sur lesquels l’homme moderne doit souvent rester pendant plusieurs heures alors que le « chasseur-cueilleur » n’y « passait » qu’une fraction de seconde (moins encore qu’au niveau de la hanche qui est une grosse articulation « portante ».)Articulations cervicales

L’appui de trop longue durée (position assise) provoque une augmentation de la pression sur le disque (sorte de méduse) qui se dessèche et qui a tendance à reculer (protrusion qui peut irriter les structures postérieures : le ligament vertébral commun postérieur et la dure-mère — enveloppe externe de la moelle —) et s’il « dérape » latéralement, il peut comprimer la racine (à la sortie de la colonne) d’un nerf.

Autrement dit : sans qu’il n’y ait eu de traumatisme (coup du lapin, entorse…), la position est en, elle-même, traumatisante.
Mais tout cela s’empire si vous avez subi un traumatisme ou si votre colonne commence à vieillir (arthrose).

Si les disques reculent et/ou que les articulations souffrent, on peut avoir des plaintes dans le territoire suivant (douleurs et contractures) ou dans une partie de ce territoire :

Au niveau cervical :

Douleurs projetées cervicaleAu niveau lombaire : Capture d’écran 2013-12-20 à 17.09.26Au niveau dorsal : la zone qui comble les douleurs projetées d’origine cervicale et les douleurs projetées d’origine lombaire.

Donc : la compression du disque (et son recul) + la souffrance articulaire provoquent des douleurs et des contractures à distance (projetées) dans les muscles du cou et des épaules principalement, car notre cerveau ne « connaît » pas les structures profondes. Les douleurs (idem pour les contractures) peuvent donc être considérées comme des erreurs du cerveau (contrairement à la cheville par exemple où vous identifiez presque parfaitement le tissu endommagé après une entorse).

Tout ceci explique (au niveau cervical, mais aussi au niveau lombaire) que vous sentez que vos muscles sont responsables de vos douleurs, que vous avez envie de les étirer ou de les masser bien qu’aucun examen (scanner, IRM, échographie) ne permette de mettre en évidence de pathologie dans les tissus (le plus souvent le trapèze) dont vous vous plaignez et que vous sentez « contracturés ».

Ligament vert post +dure-mère

Conséquences :
la cause des douleurs n’est pas à chercher dans les tissus dont vous vous plaignez.
toute tentative pour étirer, relâcher, ramollir les muscles qui vous font mal va provoquer un soulagement temporaire (en fait, ces manœuvres -idem pour la chaleur- ont pour effet de sidérer la moelle qui, ainsi, n’envoie plus aucune information… Or la douleur est une information.)
votre thérapeute doit chercher, trouver et traiter la (les) cause (s) de vos douleurs et vous aidez à comprendre les facteurs qui pourraient les aggraver (ex. : relâcher les épaules.)

Voici le geste typique de la personne qui ressent des douleurs dans le cou et le trapèze, qui sent que ses muscles sont contracturés et qui pense qu’il faudrait les détendre.

douleurs projetées cervicalesEn réalité (flèche), cette personne est victime (entre autres) de la poussée du disque (insensible) sur les structures postérieures (ligament, dure-mère) très sensibles. La « souffrance » des articulations peut provoquer le même schéma.
Bref, cette personne est victime de la souffrance d’une structure profonde (inconnue d’elle) qui se manifeste dans des tissus plus superficiels et mieux connus (du cerveau).

« Souffrons-nous parce que nous sommes contractés, ou parce que des structures que nous ne connaissons pas provoquent ces douleurs et ces contractures ». Je vous laisse le soin de la réponse  😉

Vous l’avez compris, beaucoup de douleurs que vous ressentez dans les muscles sont des douleurs qui devraient alerter votre thérapeute afin qu’il cherche l’endroit profond (que vous ne sentez pas et que vous ne connaissez pas) qui est la cause de ces douleurs et de ce que vous pensez être des contractures musculaires responsables de vos douleurs. La règle est simple : dans la grande majorité des cas, vos douleurs au niveau du tronc, du cou, des fesses, parfois même au niveau des jambes ou des bras proviennent d’un conflit mécanique profond que votre thérapeute doit trouver et soigner.

Attention : il ne faut pas confondre la carte des douleurs projetées avec celle des douleurs causées par la souffrance d’une, ou de plusieurs, racines nerveuses.

Au niveau cervical :

Capture d’écran 2015-10-22 à 12.16.22

Au niveau lombaire :

Capture d’écran 2015-10-22 à 12.21.14

Douleurs disco-duremériennes Douleurs liées à la souffrance d’une (ou de plusieurs) racineS

La sciatique est une inflammation du nerf sciatique dont la cause est à chercher. Le plus souvent il s’agit d’une compression (+ inflammation) que votre thérapeute doit identifier et traiter. Le tableau primaire d’une sciatique est assez cataclysmique, surtout quand elle est causée par une hernie discale. Cependant, dans la grande majorité des cas les traitements non chirurgicaux suffisent à résoudre les problèmes (manipulation, anti-inflammatoires, péridurale basse…) L’opération se fait de moins en moins souvent même si vous perdez de la force dans un muscle (on a constaté, par exemple, que le releveur du gros orteil ne retrouve pas sa force après une opération).

La sciatique peut s’installer d’emblée ou constituer une évolution d’une lombalgie (le disque glisse sur le côté vers la racine du nerf.) Les douleurs s’installent alors selon un (ou des) territoireS bien précis.

Capture d’écran 2015-10-22 à 11.11.55

 

De quoi s’agit-il (le plus souvent) ?
En fait, le disque qui avait un peu reculé glisse sur le côté et vient comprimer la racine du nerf sciatique. Et provoquer des douleurs dans ces territoires (différents selon la racine atteinte)

Capture d’écran 2015-10-22 à 12.47.00

Détails :

Capture d’écran 2013-12-20 à 17.27.36Sans oublier qu’il peut y avoir un diabolique mélange entre les douleurs d’origine disco-duremérienne et les douleurs radiculaires (ce qui complique l’identification de vos douleurs et le travail de votre thérapeute.

Exemple : sciatique de la racine S1 + douleurs extra-segmentaires

Sciatique S1 + extra-duremérien

Traitement :
– Évaluer si l’on peut encore recentrer le disque
– Conseils (selon le type de protrusion)
– Anti-inflammatoires par voie orale
– Parfois : péridurale basse

Remarques :
– Dans tous les cas le massage est absolument contre-indiqué, car les contractures musculaires ont une fonction : tenter de limiter le glissement du disque. C’est aussi pour cette raison qu’il ne faut pas prendre de médicaments qui détendent les muscles (Myolastan, c’est fini !)

Par ailleurs, il est essentiel que vous puissiez reconnaître si vos douleurs sont envisagées systématiquement (gage d’un bon diagnostic et d’une bonne prise en charge).
Votre thérapeute doit :
1. Vous demandez de lui raconter votre histoire (vos douleurs et non les explications qu’on leur a déjà données) + votre âge + vos antécédents médicaux.
2. Vous tester longuement et systématiquement (car « il ne sait pas encore »). Voir la vidéo ci-dessous
3. Émettre une hypothèse.
4. confronter son hypothèse avec les résultats des imageries que vous avez.
5. Évaluer s’il peut (s’il doit) tenter quelque chose pour vous aider ou s’il doit vous orienter (spécialiste, imagerie…)
6. Prendre des notes afin de pouvoir vous suivre objectivement de séance en séance. (possibilité de changer d’hypothèse et de stratégie)
7. Vous donner les moyens de comprendre ce dont vous souffrez.

Examen systématique : remarquez qu’il comporte beaucoup de tests indispensables.

Évolution classique :

1. Phase de douleurs très intenses : manipulation ? anti-inflammatoires ? péridurale basse ? anti-douleurs ? C’est votre thérapeute qui doit en décider.
2. Diminution des douleurs (les douleurs s’estompent et/ou remontent vers la fesse) : même attitude thérapeutique + conseils de prévention (école du dos)
3. Les douleurs continuent à régresser : prévention des récidives + vitamine B (pour régénérer la gaine du nerf)
4. S’il s’agit d’une sciatique consécutive à une hernie, celle-ci sera progressivement éliminée naturellement (dessèchement) et vous n’aurez sans doute plus jamais mal.
5. S’il s’agit d’une sciatique consécutive à un petit glissement discal, les douleurs pourraient revenir et il serait nécessaire de reprendre la même procédure que ci-dessus. Cependant, plus vous vieillissez moins vous aurez de récidives puisqu’en vieillissant tous les disques intervertébraux se déshydratent spontanément.

Patience et confiance. Et n’écoutez pas ceux qui vous disent que vous finirez en chaise roulante… La société américaine d’orthopédie, s’adressant aux médecins généralistes, concluait un de ses derniers articles de cette façon : « Si vous aimez vos patients et que vous pensez qu’une opération s’impose, orientez-les dans une clinique dont la liste d’attente dépasse 10 mois. » Parce qu’il y a beaucoup de chance que la sciatique aura disparu !

La névralgie cervico-brachiale : est une inflammation d’un nerf d’origine cervical dont la cause est à chercher. Le plus souvent il s’agit d’une compression (+ inflammation) que votre thérapeute doit identifier et traiter. Le tableau primaire d’une NCB peut être assez cataclysmique, surtout quand elle est causée par une hernie discale. Cependant, dans la grande majorité des cas les traitements non chirurgicaux suffisent à résoudre les problèmes (manipulation, anti-inflammatoires…)

Localisation des douleurs

Capture d’écran 2015-10-22 à 11.46.36

Les territoires les plus souvent atteints = C6 et C7

Détails :

Capture d’écran 2015-10-22 à 11.52.53

Sans oublier qu’il peut y avoir un diabolique mélange entre les douleurs d’origine disco-duremérienne et les douleurs radiculaires (ce qui complique l’identification de vos douleurs et le travail de votre thérapeute.

Exemple : Radiculalgie C7 + douleurs extra-segmentaires

C7 + extra-duremérien

Traitement :
– Évaluer si l’on peut encore recentrer le disque par des techniques manuelles
– Conseils (selon le type de protrusion)
– Anti-inflammatoires par voie orale + antidouleurs (car il faut tout faire pour que le patient retrouve une mobilité « naturelle » qui aide à recentrer le disque).
– Parfois : épidurale cervicale ou foraminale (voir péridurales, épidurales, comment s’y retrouver ?)

Remarques :
– Dans tous les cas le massage est absolument contre-indiqué, car les contractures musculaires ont une fonction : tenter de limiter le glissement du disque. C’est aussi pour cette raison qu’il ne faut pas prendre de médicaments qui détendent les muscles (Myolastan, c’est fini !)

Par ailleurs, il est essentiel que vous puissiez reconnaître si vos douleurs sont envisagées systématiquement (gage d’un bon diagnostic et d’une bonne prise en charge).
Votre thérapeute doit :
1. Vous demandez de lui raconter votre histoire (vos douleurs et non les explications qu’on leur a déjà données) + votre âge + vos antécédents médicaux.
2. Vous tester longuement et systématiquement (car « il ne sait pas encore »).
3. Émettre une hypothèse.
4. confronter son hypothèse avec les résultats des imageries que vous avez.
5. Évaluer s’il peut (s’il doit) tenter quelque chose pour vous aider ou s’il doit vous orienter (spécialiste, imagerie…)
6. Prendre des notes afin de pouvoir vous suivre objectivement de séance en séance. (possibilité de changer d’hypothèse et de stratégie)
7. Vous donner les moyens de comprendre ce dont vous souffrez.

Examen systématique :

Évolution classique :
1. Phase de douleurs très intenses : manipulation ? anti-inflammatoires ? anti-douleurs ? C’est votre thérapeute qui doit en décider.
2. Diminution des douleurs (les douleurs s’estompent et/ou remontent vers le moignon de l’épaule) : même attitude thérapeutique + conseils de prévention.
3. Les douleurs continuent à régresser : prévention des récidives + vitamine B (pour régénérer la gaine du nerf)
4. S’il s’agit d’une NCB consécutive à une hernie, celle-ci sera progressivement éliminée naturellement (dessèchement) et vous n’aurez sans doute plus jamais mal.
5. S’il s’agit d’une NCB consécutive à un petit glissement discal, les douleurs pourraient revenir et il serait nécessaire de reprendre la même procédure que ci-dessus. Cependant, plus vous vieillissez moins vous aurez de récidives puisqu’en vieillissant tous les disques intervertébraux se déshydratent spontanément. Bien que la NCB puisse être en rapport avec un rétrécissement important du trou par lequel sort le nerf en cas d’arthrose évoluée (personnes âgées).

Patience et confiance. Le plus souvent les mesures décrites ci-dessus diminuent la douleur et le temps qui passe fait le reste du travail (car une protrusion ou une hernie finissent toujours par se dessécher – et, par là, la compression [donc la douleur] diminue.)

Vous pouvez bien sûr m’interpeller… Je tenterai de répondre à chacun !!

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13 commentaires sur “Névralgie cervico-brachiale et sciatique

  1. Abdel dit :

    Bonjour,
    Tout d’abord un grand merci pour cette science utile aux hommes dont vous nous faite bénéficier.
    J’ai découvert l’ostéopathie il a qqes années pour un m’aider un problème lombaire du a mon travail de mécanicien.
    Après un déblocage, et un peu de rééducation, ça aller bcp mieux, mais je me suis mi à avoir un cou qui craque et des torticolis assez réguliers à gauche. Je me suis mis à le faire craquer le cou car souvent bloquer, et parfois en aidant avec les mains.
    Il y a 15 jours, à la veille d’un départ en vacances, réveil avec un torticolis et cou bloqué, et j’ai batailler avec mon corps pour me faire craquer, sans réussite. Au bout d’une semaine de blocage et de douleurs, je vais voir un ostéopathe à mon lieu de vacances, pour un déblocage sans suvi.
    Le craquage et retentissent, mais je garde une douleur à l’épaule, qui s’amplifie et qui s’avère être une NCB gauche.
    En retournant voir l’ostéopathe, nous travaillons ensemble et comprenons qu’à priori la compression du nerf C7 est probablement dû à une contracture des muscles lié à ma lutte musculaire lors de ma tentative d’auto-déblocage.
    Dans mon cas précis, un décontractant musculaire type myolastan + étirements ne seraient il pas indiquer ?
    Cordialement

    • Bonjour,
      Il est plus que probable que les manipulations aient provoqué la NCB, car les techniques ostéopathiques ne se font pas sous traction (les manipulations sous traction constituent l’une des grandes avancées proposées par la Médecine orthopédique de Cyriax).
      Par ailleurs, une souffrance de C7 ne peut pas provenir d’une compression par un muscle. Cela ne peut être dû qu’au disque ou au trou de conjugaison (ou…, à voir par imagerie).
      Il faut donc arrêter toute manipulation, ne pas détendre (car les contractures ont une fonction) et ne pas prendre de décontractants musculaires (pour la même raison).
      Par contre vous pouvez prendre des antidouleurs et rencontrer votre médecin afin de chercher la cause (probablement par scanner) et vous placer sous anti-inflammatoires.
      Courage

      Yves

      • Abdel dit :

        Un grand merci pour votre réponse. Je vais me contenter d’anti-inflammatoires pour finir mes vacances, et reprendre mon parcours médical à mon retour en France avec mon médecin. En fonction du scanner je tenterais de trouver un orthopédiste pour une guérison durable. Je me permettrait de vous faire un retour et de communiquer autour de moi sur votre action altruiste et humaniste.
        Bien cordialement.

  2. Magali dit :

    J’ai une drôle de douleur qui se manifeste seulement après le levé.. Donc la nuit plus rien au réveil dans mon lit, plus rien mais dès que je me lève debout il se forme une pression énorme dans mon trapèze gauche dans mon cou à gauche, mon omoplate et j’ai très mal au crâne autour de mon oreille gauche et un peu à la mâchoire…

  3. Bernard dit :

    Bonjour Yves ,
    Votre aide me serait la bienvenue.
    J’ai 60 ans et suite à une endocardite bactérienne (suite nosocomiale) je porte une valve mitrale depuis fin 2009 et donc je suis sous anticoagulants à vie.
    En 2003, j’ai développé une hernie discale en L4 L5 et je récidive depuis quelques mois (voir extrait du rapport de radiologie 10/2016):
    « En L4-L5 : discopathie sévère avec pincement discal quasi complet et net débord disco ostéophytique global associée à une arthrose interapophysaire postérieure entrainant une sténose canalaire significative avec diamètre AP de canal mesuré à 7 mm .Sténose foraminale droite sur pincement discal un net confinement de la racine L4 droite au sein du foramen . Pas de sténose foraminale gauche. »

    Anti-inflammatoires interdits et pour l’instant on me déconseille les infiltrations……seul traitement actuel les anti-douleurs (paracétamol et morphine par voie orale) et patience…….! Seulement je souffre et pas un peu…..malgré les anti-douleurs.

    Avez vous un conseil à me donner SVP ?

    Merci d’avance.
    Bernard

  4. Elsa dit :

    Bonjour ,

    je vous écris car je me retrouve dans les différents commentaires d’internautes.
    J’ai 31 ans et travaille depuis un an en crèche auprès de très jeunes enfants (8 mois à 3 ans).
    Depuis l’âge de 10 ans environ, je suis sujette aux cervicalgies à répétitions. Les médecins ont longtemps mis cela sur ma pratique du violon, ayant « naturellement » la tête penchée sur le côté…
    Depuis mi-mai je souffre de fortes douleurs aux cervicales, dos, épaules, bras. Les douleurs sont permanentes et atteignent leur paroxysme la nuit, m’empêchant de dormir plus de 4-5h la nuit. C’est devenu un cercle vicieux : la douleur empêche de dormir, le manque de sommeil occasionne de nouvelles douleurs….Un diagnostic a été posé : névralgie cervico brachiale ….
    En 2014 des radios avaient montrées une rectitude du rachis cervicale avec une méga apophyse de la transverse C7 ainsi que de la dors et lomb arthrose étagée….
    Je viens de réaliser de nouvelles radios : « rectitude du rachis en sagittal par contracture musculaire sans autre trouble de la statique rachidienne en frontal. Hauteur normale de l’ensemble des corps et espaces intervertébraux sans lésion traumatique, malformative,dégénarative ou tumorale. Pas d’anomalie sur la charnière cervico occipitale ni des parties molles pré rachidiennes. Amorce de côte cervicale C7 droite non pathologique »;
    Les contractures musculaires à elles seules peuvent elles occasionner la névralgie cervico brachiale? Comment les soulager, sachant que le repos pour ma part est inefficace, que les anti inflammatoires n’agissent plus, que les deux séances de kiné hebdomadaires n’ont aucun succès….ce qui m’inquiètent ce sont les douleurs qui vont crescendo et qui impactent mon quotidien. Mon métier exige de porter les enfants, se baisser, s’asseoir au sol….et d’être « vigilant » en permanence or la fatigue rend tout compliqué, les douleurs aussi….

    en vous remerciant

  5. jehanne dit :

    bonjour
    j’ai 50 ans et n’ai jamais eu de problèmes de dos, jusqu’a il y a 2 mois ou j’ai ressenti de fortes contractions musculaires au niveau de la nuque et des épaules m’obligeant à prendre des anti douleurs et des décontracturants musculaires. Je travaille devant un ordinateur depuis des années, assise 8 h par jour. j’ai souvent mal également au niveau des lombaires et je constate que la position allongée et debout me soulage. Le siège du problème est il selon vous au niveau des lombaires ? J’ai les muscles du dos et des jambes qui sursautent également. Est ce le signe d’une fatigue musculaire ? je n’ai fait que des radios du rachis qui ne signalent rien de particulière a part une légère hyperlordose. Que dois je faire ? Scanner ? irm ? Mon médecin traitant m’a prescrit des séances de kiné qui pour l’instant me soulagent guère . Que faire à l’heure qu’il est ? Merci par avance.

  6. Rongier Laetitia dit :

    Bonjour,

    J’ai une protusion discale décelée par une IRM en C5-C6. Je fais de l’escalade.
    L’escalade du fait de regarder vers le haut peut-elle aggraver ma hernie : admettons que je ne chute pas mais du fait de regarder vers le haut pour progresser de prise en prise ?
    _ Vaut-il mieux continuer : ça maintient une bonne musculature
    _ Arrêter : trop de contraintes au niveau du cou

    Merci beaucoup pour votre avis.

    • Bonjour,

      Il est très difficile de vous répondre, car vous ne dites rien de vos symptômes et je ne connais pas votre âge.
      attention aux mots : une protrusion n’est pas une hernie.
      Une protrusion discale est une notion très banale, très courante… Il faut donc en tenir compte en fonction des symptômes et en fonction de la possibilité (ou non) de recentrer le disque par des techniques manuelles.
      Regarder vers le haut n’est, en théorie, pas une bonne idée puisque le disque bombe à l’arrière et l’extension cervicale ne peut qu’empirer le conflit disco-dure-mérien.
      Par ailleurs, la musculature utile (au niveau discal) est celle qui se trouve en profondeur et qui est peu sollicitée par l’escalade. Par contre toute activité qui se rapproche de notre nature profonde (chasseur-cueilleur) est toujours bénéfique. La position assise prolongée, par contre, est toxique.
      Retenez aussi qu’on ne soigne pas une image, mais une personne qui se plaint.
      Cordialement

      Yves

      • Rongier Laetitia dit :

        Bonsoir Yves,

        Je vous remercie pour ces éléments de réponse utiles.
        Concernant les symptômes, on m’a fait une IRM il y a un an car j’avais en permanence mal au cou, parfois jusqu’à l’épaule droite (sur le dessus de l’épaule) malgré les massages du kiné ou manipulation de l’ostéo : ils me disaient « c’est que vous êtes trop contractée, vous prenez le stress dans les épaules, bloquez seule vos vertèbres cervicales. Une solution : détendez vous!

        Cette réponse ne me satisfaisant pas, surtout au vu du résultat nul des soins, j’ai demandé une IRM, et il a été écrit protusion discale, en arrière et à droite de C5-C6 sans conflit … ni rétrécissement ….
        (exactement ce que vous dénoncez chez certains de vos confrères : le muscle se contracte pour protéger une zone qui souffre ! et non le contraire ! Donc masser ne sert à rien …)

        Grâce à la photothérapie « laserneedle », mes symptômes avaient disparus 🙂

        Puis il y a un mois de nouveau mes douleurs ont recommencées, aucun évènement particulier pourtant …
        De ce fait, mardi dernier, j’ai consulé une nouvelle kiné, celle-ci m’a fait un massage, et allongée sur le ventre, la tête dans un trou, elle m’a massé directement les vertèbres cervicales, les ompolates, cela faisait mal.
        48 heures après j’avais mal partout dans l’ensemble du dos comme si j’avais des courbatures de grippe, puis le lendemain cou coincé comme un torticolis, puis depuis trois jours j’ai mal au cou, surtout à droite, à l’épaule (sur le dessus et à l’arrière), au bras (face externe), et j’ai une sensation de bras engourdi et de bras « fatigué », comme si le muscle était épuisé et que le fait de porter son épaule était un effort en soi.

        Mon docteur m’a diagnostiqué une nevralgie cervico brachiale et m’a mis sous cortisone et décontractant musculaire.
        J’ai attaqué le traitement aujourd’hui seulement car j’espérais que çà s’atténue avec le repos, ce n’est pas le cas.

        J’ai 34 ans. Pour info, dans le passé, j’ai fait pas mal de chutes dans le sport (à skis, à cheval, sur du verglas … ) dont je m’en suis à chaque fois sortie uniquement avec des contractures musculaires , et du repos.

        Je vous remercie pour tout élément complémentaire ou conseil que vous pourriez m’apporter pour mieux comprendre mes douleurs. Vraiment -merci- pour ces réponses que vous prenez le temps de donner.

        • Bonsoir Yves,

          Je vous remercie pour ces éléments de réponse utiles.
          Concernant les symptômes, on m’a fait une IRM il y a un an, car j’avais en permanence mal au cou, parfois jusqu’à l’épaule droite (sur le dessus de l’épaule) malgré les massages du kiné ou manipulation de l’ostéo : ils me disaient « c’est que vous êtes trop contractée, vous prenez le stress dans les épaules, bloquez seule vos vertèbres cervicales. Une solution : détendez-vous !

          Toujours cette foutue culpabilisation du patient. NON : les contractures sont 1 le signe externe d’un problème profond 2 ces contractures sont utiles puisqu’elles forment une sorte de corset qui tentent d’éviter que le (les) disqueS ne glissent plus vers l’arrière !!!

          Cette réponse ne me satisfaisant pas, surtout au vu du résultat nul des soins, j’ai demandé une IRM, et il a été écrit “protusion discale, en arrière et à droite de C5-C6 sans conflit… ni rétrécissement …. »

          Donc ce n’est pas trop grave. Mais d’après ce que je sais désormais de vous : c’est un peu jeune (donc il s’est passé “quelque chose”)

          De ce fait, mardi dernier, j’ai consulé une nouvelle kiné, celle-ci m’a fait un massage, et allongée sur le ventre, la tête dans un trou, elle m’a massé directement les vertèbres cervicales, les omoplates, cela faisait mal.
          48 heures après j’avais mal partout dans l’ensemble du dos comme si j’avais des courbatures de grippe, puis le lendemain cou coincé comme un torticolis, puis depuis trois jours j’ai mal au cou, surtout à droite, à l’épaule (sur le dessus et à l’arrière), au bras (face externe), et j’ai une sensation de bras engourdi et de bras “fatigué”, comme si le muscle était épuisé et que le fait de porter son épaule était un effort en soi.

          En levant les contractures, les protections ont cédé et le disque a peut-être reculé un peu plus et s’est peut-être un peu déplacé vers la racine = névralgie cervico-brachiale.

          Mon docteur m’a diagnostiqué une névralgie cervico-brachiale et m’a mis sous cortisone
          Cortisone = pourquoi pas des AINS ? Mais la cortisone devrait vous aider.

          et décontractant musculaire.
          Inutile (parfois toxique) pour les mêmes raisons que le massage.

          J’ai attaqué le traitement aujourd’hui seulement, car j’espérais que ça s’atténue avec le repos, ce n’est pas le cas.
          Tout dépend de ce que vous appelez “le repos”. Évitez les positions assises prolongées et essayez de marcher.

          J’ai 34 ans. Pour info, dans le passé, j’ai fait pas mal de chutes dans le sport (à skis, à cheval, sur du verglas…)
          Ce que les Anglais appellent “whiplash” et les francophones “coup du lapin” (moins bonne appellation). Ces whiplashs créent toujours des lésions (surtout discales) qui ne donnent pas nécessairement de gros symptômes tout de suite, car le corps se débrouille pour protéger la colonne cervicale en la limitant dans tous les sens. C’est pour cela qu’on voit souvent une rectitude de la colonne cervicale à la radio.

          dont je m’en suis à chaque fois sortie uniquement avec des contractures musculaires, et du repos.
          Les contractures étaient déjà une tentative pour stabiliser les disques. Elles n’étaient donc pas cause de douleurs, mais symptômes de troubles profonds (disques et/ou entorses cervicales).

          Pour le traitement : je ne peux pas vous en dire beaucoup, car il faut se comporter au cas par cas. Si pas de signe neurologique : les techniques manuelles du docteur James Cyriax peuvent aider. Voir : « Références-révérences« . Deuxième vidéo = technique de base cervicale (si pas de trouble neurologique).
          De plus : attention : ne pas masser, étirer, mobiliser ET ne pas faire d’exercices d’auto-grandissement même s’ils soulagent temporairement. En effet ces exercices vont dans le sens de la rectitude cervicale et donc repoussent encore plus les disques vers l’arrière (je le répète : MÊME S’ILS APPORTENT UN SOULAGEMENT).
          Si tous ces conseils ne vous aident pas, il ne faut pas oublier la péridurale cervicale. Et lorsque vous irez mieux : traitement manuel spécifique (impossible à décrire ici) pour restaurer la « disponibilité cervicale » (et non la mobilité ou la posture).

          Cordialement

          Yves

  7. ROBAIL Ralph dit :

    Bonjour,

    Je suis triathlète de longue date et j’ai depuis déjà 2 mois un douleur au niveau de l’omoplate droit qui m’irradie assez fortement jusque dans le coup et dans l’avant bras. Mais uniquement lorsque je suis assis le bord d’un canapé (assez bas) et lorsque je fais du vélo de route ou du vtt.
    Lorsque je cours, je nage, je suis au bureau devant l’ordi, rien. Mais dès que je petit déjeune devant la télé, c’est quasi instantanée. Puis je le lève et cela passe presque totalement.
    En revanche, sur le vélo cela apparaît doucement au bout d’une demi-heure et par intermittence. Puis cela s’estompe dans le courant de la journée.
    Cependant depuis quelques jours cela empire doucement en me gênant plus longtemps après la sortie.
    J’ai vu un Osteo 3 séances déjà mais sans résultat.
    Merci de vos conseils avisés.
    Ralph

  8. frederique dit :

    Bonjour
    A la suite d’un accident de voiture, j’ai eu une entorse des cervicales il y a quelques années, aggravée par une chute quelques temps plus tard. Depuis, je ressens des douleurs constantes au cou et surtout au niveau du trapèze du côté gauche, douleurs qui empirent progressivement. J’ai été voir un ostéopathe, qui a pratiqué diverses manipulations assez brutales mais qui ont eu le mérite de faire disparaître complètement la douleur pendant quelques semaines. Mais celle-ci revient de plus belle et je ne sais pas quoi faire. La réaction de mon medecin traitant est de me prescrire du myolastan… sauriez-vous me dire vers qui me tourner, où quel type de praticien consulter ?
    Merci par avance

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